Ce repas va-t-il aider mon corps ou favoriser l'inflammation ?

Faut-il éviter le gluten, les laitages, les FODMAP ? Les conseils se contredisent. Voici comment une seule question recouvre tout.

Quand on vit avec l'endométriose, manger devient rapidement un casse-tête. Faut-il supprimer le gluten ? Arrêter les produits laitiers ? Manger sans FODMAP ? Passer au régime méditerranéen ? Les conseils se contredisent, les forums débordent d'opinions contraires, et les professionnels de santé n'ont pas toujours le temps d'entrer dans les détails nutritionnels d'un repas ordinaire. Pourtant, une seule question recouvre à peu près tout : ce repas va-t-il aider mon corps, ou va-t-il entretenir l'inflammation ? C'est cette question qu'Endo Sérénité a voulu rendre actionnable, repas par repas, sans culpabilité. L'ENDOMÉTRIOSE, UNE MALADIE PROFONDÉMENT INFLAMMATOIRE L'endométriose touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer en France. C'est une maladie chronique dans laquelle des cellules semblables à celles de la muqueuse utérine se développent en dehors de l'utérus. Ces lésions provoquent une réponse inflammatoire permanente. Le liquide péritonéal des femmes atteintes contient des taux anormalement élevés de cytokines pro-inflammatoires : TNF-α, IL-6, IL-8. Les prostaglandines de type PGE2 — molécules directement impliquées dans la douleur — y sont produites en excès. Cette inflammation chronique entretient activement la maladie en favorisant la survie et la prolifération des lésions. Ce que tu manges influence directement ces mécanismes. Pas à chaque repas de façon spectaculaire — mais sur la durée, et de façon mesurable. CINQ LEVIERS ALIMENTAIRES IDENTIFIÉS PAR LA RECHERCHE La littérature scientifique sur l'alimentation et l'endométriose a fortement progressé ces dix ans. Cinq dimensions nutritionnelles se distinguent : • La charge inflammatoire : l'équilibre entre les acides gras oméga-3 (anti-inflammatoires) et oméga-6 (précurseurs de l'inflammation), la présence de polyphénols antioxydants, et l'absence de composés pro-inflammatoires. • Le confort digestif : entre 70 et 80 % des femmes avec