Plan gouvernemental contre l’infertilité 2026 : quelles avancées concrètes pour les femmes atteintes d’endométriose ?

Découvrez les mesures phares du plan 2026 contre l’infertilité, avec des avancées majeures pour les femmes atteintes d’endométriose : diagnostic précoce, autoconservation des ovocytes et innovations comme Endotest®. Un espoir concret ?

Le plan gouvernemental contre l'infertilité 2026 , présenté par le ministère de la Santé en janvier 2026, débloque 200 millions d'euros sur 4 ans et intègre pour la première fois l'endométriose comme cause majeure d'infertilité. Trois mesures phares concernent directement les patientes : dépistage précoce généralisé, prise en charge à 100 % du parcours PMA lié à l'endométriose, et création de 30 centres experts régionaux. Pourquoi ce plan a-t-il été annoncé maintenant ? En France, 1 couple sur 4 consulte pour infertilité et 30 à 50 % des femmes atteintes d'endométriose rencontrent des difficultés à concevoir (source : HAS, 2023). L'âge moyen du premier enfant est passé à 31,2 ans en 2024 (Insee), ce qui aggrave mécaniquement l'impact de la maladie sur la fertilité. Le plan répond à un rapport parlementaire de juin 2025 qualifiant la situation d'« urgence de santé publique ». Quelles mesures concrètes concernent l'endométriose ? Mesure Budget Bénéfice concret pour l'endométriose Dépistage précoce systématique (16-25 ans) 45 M€ Réduction du délai diagnostic sous 2 ans d'ici 2028 Prise en charge PMA à 100 % en cas d'endométriose 80 M€ Suppression du reste à charge (jusqu'à 4 000 €/cycle auparavant) 30 centres experts régionaux 40 M€ Un centre à moins de 90 min de trajet pour 95 % des patientes Recherche translationnelle 25 M€ Financement d'essais sur préservation de la fertilité Formation médicale continue 10 M€ 15 000 professionnels formés d'ici 2028 Que change concrètement le dépistage précoce ? Le plan prévoit un questionnaire de repérage distribué en médecine scolaire et universitaire dès la rentrée 2026, couplé à une consultation gynécologique gratuite si le score est élevé. Objectif chiffré : ramener le délai diagnostic de 7 ans à moins de 2 ans d'ici 2028. En pratique, une lycéenne qui souffre de règles invalidantes depuis 2 ans pourra être orientée vers un centre expert sans passer par des mois