Endométriose : tous les traitements en 2026 (médicaux et naturels)

Panorama complet des traitements de l'endométriose en 2026 : hormonal, chirurgical, approches complémentaires et innovations thérapeutiques.

L'endométriose est une maladie chronique pour laquelle aucun traitement curatif n'existe à ce jour. La prise en charge repose sur une approche multimodale : elle combine traitements médicamenteux, chirurgie, accompagnement nutritionnel et soins complémentaires. L'objectif n'est pas de tout supprimer d'un coup, mais de contrôler les symptômes, préserver la fertilité et améliorer la qualité de vie. Voici l'état des lieux complet en 2026. Les traitements hormonaux de première intention Le principe est simple : induire une aménorrhée thérapeutique , c'est-à-dire arrêter les règles, pour stopper la stimulation hormonale des lésions et réduire l'inflammation pelvienne. La pilule œstroprogestative en continu reste le traitement de référence en première intention chez les femmes sans désir de grossesse immédiat. La prise en continu, sans pause de sept jours, supprime les saignements et la douleur cyclique. Son efficacité antalgique est évaluée entre 60 et 80 % des patientes. Les progestatifs seuls constituent une alternative solide. Le dienogest 2 mg (Visanne, Endovela) est la référence européenne, autorisé spécifiquement dans l'endométriose. Il réduit la douleur d'environ 65 % après six mois. Le désogestrel (Cerazette) est une autre option bien tolérée, et le DIU au lévonorgestrel (Mirena) est particulièrement recommandé en cas d'adénomyose associée. Les analogues de la GnRH, comme Décapeptyl ou Enantone, induisent une ménopause artificielle. Ils sont très efficaces, mais leurs effets secondaires sont marqués : bouffées de chaleur, déminéralisation osseuse. Ils sont réservés aux formes sévères ou en préopératoire, et leur durée est limitée à six mois sans add-back therapy. Enfin, les nouveaux antagonistes de la GnRH représentent une avancée importante. Le relugolix-estradiol-norétistérone (Ryeqo), autorisé en France depuis 2024 pour l'endométriose modérée à sévère, se présente sous la forme d'une prise orale unique quotid